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Souffrances et
joies
De
Henri
Proulx

Vous entendez
:Minuet
Souffrances
et joies
Oui,
c’est encore moi, avec mes souffrances et mes joies…Attendez! je vous
explique.
Dans mon texte précédent, j’ai parlé de l’immense bonheur de me savoir
futur grand-papa
et j’ai dit que cette grande joie me serait donnée aux alentours du
5 ou du 6 janvier.
Bon! Nous sommes donc mardi 24 novembre,
il fait beau, je suis de bonne humeur et en forme.
La vie est belle quoi !
Nous sommes presque à la veille de deux grand événements,
1*l’anniversaire de ma femme adorée, le 26 novembre:
2*le départ pour une vacance de deux semaines à Ixtapa, le 29 novembre.
Mais à l’heure du souper de ce 24 novembre, le téléphone sonne
et mon gendre m’annonce que notre fille est entrée d’urgence à l’hôpital avec
des douleurs au ventre.
Ah! Quel pincement au cœur me donne cette nouvelle!
De savoir nos enfants dans la souffrance, peu importe leur âge,
nous ramène toujours à… nos tout petits enfants.
Vous ne l’ignorez pas, vous les gens de l’Âge d’Or!
Après plusieurs heures de questionnement autour d’une appendicite, d’une
pierre au rein ou…
vite on l’emmène de l’hôpital de St-Eustache,
à un autre de Montréal où, en pleine nuit,
on l’opère d’urgence pour une appendicite
et on procède à l’accouchement d’un bébé de trente-quatre semaines.
Tout cela prend fin le 26 novembre à dix-sept heures.
Je ne saurais vous décrire les émotions par lesquelles je suis passé
!
Toutes ces heures d’attente passées dans l’incertitude
et l’impuissance de ne pouvoir faire autre chose que patienter…
et de verser quelques larmes.
Ces larmes qui expriment le désespoir et la rage de ne pouvoir rien
faire pour apaiser la souffrance de sa fille.
Merci Nathalie, je suis fier de toi.
Je ne peux…. je ne sais pas comment le dire.
Tu m’es apparue comme une guerrière prête à aller jusqu’au bout pour
avoir ce bébé tant désiré.
Et toi aussi mon gendre, qui n’a laissé paraître le moindre signe de
découragement, le moindre moment de faiblesse,
tu soutenais la guerrière pour aller de l’avant,
aller jusqu’au bout sans craindre les blessures.
Merci à vous deux et… BRAVO!
Quand le bébé est arrivé, j’ai versé encore quelques larmes,
mais cette fois, c’était de joie.
Et j’ai promis de l’aimer cette petite fille-là !
Hé! Le bébé est venu au monde
le jour de l’anniversaire de sa grand-mère.
Les douleurs sont finies,
et nous partons en voyage avec la hâte de revenir au plus vite
pour voir le progrès que le bébé a fait.
Et nous avons hâte de savoir quel nom on lui donnera.
Peut-on dire que je rédige une chronique?
Je ne voudrais pas vous ennuer avec mes histoires…
mais je dois avouer que cela me fait du bien de pouvoir les raconter.
Et puis, cela vous rappelle peut-être quelques moments de votre propre
passé ?
Un grand-papa heureux. Ciao !


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